LES RÉFUGIÉS ET LES RACINES LOINTAINES DE LEUR TRAGÉDIE

LES RÉFUGIÉS ET LES RACINES LOINTAINES DE LEUR TRAGÉDIE

12 août 2019 0 Par Me Gaston Vogel

L’Europe chrétienne a énormément à se faire pardonner. Des siècles durant elle a, avec la corréité terrible d’une Eglise toute puissante, dévalisé le tiers monde, exploité les populations jusqu’à la dernière goutte de sang et volé ses richesses minières si bien qu’au terme d’une colonisation effrénée, hautement criminelle les pays ont été relaissés à leur sort, exsangues, désorganisés, sans structure, livrés à des salauds de dictateurs qui continuent l’œuvre criminelle des « Gutmensch » européens.

Rappelons quelques dates :

–          Le pape Nicolas V ordonna en 1452 et 1454 au roi du Portugal d’asservir les pays découverts et de constituer les habitants en esclaves ;

–          Le pape Alexandre VI en fit de même pour la couronne espagnole en 1493.

J’ai publié il n’y a pas très longtemps un texte sur le Code Noir.

Mes lecteurs voudront s’y référer.

L’Eglise allait devenir la meilleure prothèse de l’impérialisme politique. Elle se chargeait de faire enfin travailler l’indigène qui par suite « d’une nature trop pétillante était porté à la paresse ». « Erziehung zur Arbeit ».

Dans ce boulot ordurier le bon Catho Leopold II (RIP) était passé maître.

J’aurai l’occasion sous peu de vous rappeler les horreurs dont ce bon chrétien était capable dans son immense charité.

L’Eglise enseignait aux indigènes l’obéissance aux supérieurs, c’est-à-dire aux colons. Ainsi la mission rhénane sommait les missionnaires auprès des Hereros « d’exhorter au nom de Dieu les chrétiens autochtones à être obéissants au pouvoir allemand ».

Cette même Europe chrétienne n’a cessé de fomenter des guerres néocoloniales. – Elle a été à l’origine, à l’effondrement de l’Empire ottoman, de création d’Etat fictifs qui n’avaient aucune consistance historique. – Elle a ainsi miné le Proche-Orient d’hypothèques qui subsistent à ce jour et qui expliquent les douloureux événements en Syrie.

Rappelons que l’établissement du mandat français confirmé par la Conférence de San Remo (25 février 1920) causa une immense déception chez les Arabes qui avaient cru pouvoir accéder à l’indépendance après la chute des Ottomans. Il n’en fut rien. Ils ne l’ont, à juste titre, jamais pardonné.

La Libye a connu une guerre qui a totalement déstabilisé le pays – une drôle de guerre dont une multitude d’aspects sont restés dans les ténèbres de la diplomatie secrète.

L’Iraq a dû affronter une guerre sur base de mensonges grossiers issus du crâne malade d’un Bush qui aurait dû connaître les foudres du Tribunal de La Haye.

Rien.

Les Yankees n’ont pas signé des accords qui auraient permis son arrestation et extradition.

Toutes ces causes ensemble nous valent aujourd’hui ces énormes migrations. – Les réfugiés sont la résultante de la politique désastreuse de l’Europe chrétienne des siècles durant.

Il n’y a qu’une solution : se résigner devant les faits et recevoir ces gens blessés dans leur substance, non pas à bras fermés, mais à bras généreusement ouverts.

Ceci pour répondre à la scribouille anonyme qui est d’un avis contraire.

Et dire qu’il faut liquider ces pauvres désespérés par deux torpilles bien tirées relève d’un cerveau qu’il vaut mieux ne pas qualifier pour rester un tout petit peu poli.

La bibliographie utilisée pour ce texte sur l’histoire criminelle de l’Eglise catholique

Amalgame

J’ai le plaisir douteux de lire de temps en temps d’ineptes et insensés commentaires sur mon texte sur les réfugiés.

C’est toujours de l’amalgame. L’amalgame fait partie des bas étages de la logique formelle.

C’est une grave faute de raisonnement, tout comme l’argumentum ad hominem si présent dans le chaos de réponses publiées par RTL.

Ces esprits confondent en effet le problème des réfugiés et celui de la mendicité en bande organisée, réprimée par une loi de 2014 prévoyant pour cette traite des êtres humains une peine minimum de 3 ans.

C’est cette mendicité criminelle que je combats dans la Grand’ Rue et ailleurs. Il est regrettable que ces esprits bêtement contestataires approuvent implicitement une telle traite en ne la dénonçant pas.

Le problème des réfugiés n’a rien à y foutre et faire l’amalgame comme ils le font, c’est faire preuve de bêtise et de mauvaise foi.

Qu’ils apprennent à penser – jusqu’à présent ils ne font que PONSER.

Gaston VOGEL

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