LES TABOUS

LES TABOUS

3 avril 2019 Non Par Me Gaston Vogel

Ouï Reckinger de la Chambre des Métiers.

Il a osé se heurter au mur des tabous.

Oui, il existe des domaines qui sont définitivement en dehors de toute discussion – y toucher, c’est prendre le risque de passer pour un ignoble réactionnaire.

Il en est ainsi des congés, et en particulier du congé paternel nouveau et du SMIG, toujours en discussion animée au niveau des syndicats quand ils sont en mal de sujet.

Et pourtant Reckinger avait raison de jeter le doute sur les récentes innovations en chose de congé et à tenir tête à Kersch et à braver ses ratiocinations.

Nous vivons une époque où la politicaille a confisqué la politique.

Dès que les élections approchent, elle joue sa pièce, toujours la même, elle fait chauffer la carte sociale, cela ne lui coûte rien.

Cela fait si généreux, si humain, si sexy.

Ainsi, elle a pris l’habitude de rallonger périodiquement la liste des congés qui, si on y comprend les congés extraordinaires refondus par une loi de 2017, ne se comptent plus sur les doigts de la main, à tel point ils se sont multipliés au fil des ans.

Voilà qu’un nouveau jour de congé vient amplifier la liste déjà si longue.

Le 09.05 – en pleine semaine, un jeudi, et à la clef, l’irrésistible envie de faire le pont – et la flemme de travailler le vendredi.

Il en est ainsi pour le 01.05 et le 30.05 – toujours en pleine semaine.

Toute cette générosité se fait aux dépens des petites entreprises qui tremblent sur les bases déjà si fragiles par toutes les contraintes fiscales, sociales et autres qui pèsent sur elles.

N’oublions jamais que ce sont pourtant elles qui assurent en partie l’emploi et que la productivité est le corollaire de l’emploi.

Ces mêmes entreprises sont tout autant effrayées quand elles ont à subir tous les congés liés à la naissance – le congé de paternité a encore été rallongé de 2 jours à 10 jours, une fois de plus avec la calme conscience du Gutmensch, à qui toute cette bonté ne coûte évidemment pas un rond, mais qui, pour lui, sert d’investissement pour une future réélection. 

C’est ce qu’on appelait à l’époque romaine l’évergésie – elle menait à la chienlit.

Le 03 avril 2019

Gaston VOGEL

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